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Coups de coeur décembre 2012

éance du mardi 11 décembre 2012

"Le livre préféré de mon enfance"



Heidi
Johanna Spyri - Flammarion, 1958

JR SPY

 

 


Depuis la parution du premier volume, en 1880, cette série a connu un succès continuel , elle a été traduite en 40 langues ! Dete qui élève sa nièce orpheline Heidi, ne veut pas rater la bonne place d’employée de maison qu’on lui propose à Francfort. Elle place le grand-père de Heidi devant ses responsabilités : il doit prendre en charge l’enfant ! Cet homme qui a un passé de fils prodigue, s’est mis au banc de tout le village de Dôrfli . Il vit comme un ours, dans son chalet d’alpage et dans un grand dénuement. Heidi ne voit pas cette pauvreté : émerveillée par l’embrasement des montagnes Suisses, au coucher du soleil, elle est attentive au bruissement des grands pins qui jouxtent le chalet. Elle dort délicieusement dans le foin qui lui tient lieu de lit et se nourrit, de pain et de fromage de chèvre. Elle mène une vie de sauvageonne, accompagnant le jeune berger Peter qui garde les chèvres du village. Elle adore ces bêtes. Après deux années vécues dans ce paradis, Heidi doit partir pour Francfort tenir compagnie à Clara, une petite fille riche, orpheline de mère et paralysée. La ville se révèle pour elle un enfermement, elle se heurte à l’indifférence de certains adultes. Son naturel optimiste se fragilise au point qu’elle devient somnambule et dépérit. Heureusement, le père de Clara comprend combien il est urgent pour elle de retourner dans ses montagnes, au grand bonheur du grand-père qui vit une véritable métamorphose et se réconcilie avec le village. Certes ce livre est rempli de bons sentiments et peu réaliste… Mais quelle émotion de retrouver, 60 ans après, l’accord dans lequel je m’étais sentie avec Heidi : sa confiance en la vie, sa spontanéité, sa capacité d’aimer, sa sensibilité à la nature, son bonheur de découvrir la lecture.

Anne

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Momo, fille des montagnes
Louise Rankin - Bibliothèque rouge et or, 1956









Une petite fille tibétaine, Momo, rêve de posséder un griffon de Lhassa comme celui du lama, qu’elle a vu un jour au monastère. Mais ses parents sont trop pauvres pour lui en acheter un. Un jour, un chef muletier, qui s’est arrêté à l’auberge de ses parents, lui fait cadeau d’un de ces griffons… Alors pour Momo c’est le bonheur et elle ne fait rien sans son chien.
Mais une autre fois, ce sont des caravaniers qui ont fait halte à l’auberge et qui vont lui voler son chien. N’écoutant que son cœur, sans même prévenir ses parents, Momo va se lancer à la poursuite des voleurs qui se rendent à Calcutta. Le récit bascule alors dans les péripéties que Momo va connaître en parcourant tout le Tibet, puis en passant en Inde. On a la description des habitants, des mœurs, des paysages, de la flore et de la faune des régions traversées. Le dépaysement est garanti. Mais on voit aussi le courage, la force de caractère d’une petite fille qui ne baisse pas les bras devant les obstacles. Exotisme et héroïsme sont donc au rendez-vous.
C’est peut-être ce récit qui a orienté mon amour pour l’Asie et plus spécialement les régions de l’Himalaya !

Danièle

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Jacques le poucet et Klapp la cigogne au pays de Françoise
livre de lecture courante cours moyen et supérieur aux éditions Armand Colin

Ce livre est inspiré de l’ouvrage de Selma Lagerlöf « le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ».





Jacques, jeune garçon d’une douzaine d’années part un matin d’automne à l’école. On est dans les Vosges et le garçon fait l’école buissonnière. Voyant quelque chose bouger dans la végétation, il vise avec sa fronde et découvre qu’il a blessé un petit être minuscule qui l’enjoint de le libérer. Jacques veut s’en saisir mais le petit lutin s’enfuit… Jacques tombe, perd connaissance et en se réveillant se retrouve au milieu du peuple des nains. Transformé à son tour en nain, il va utiliser d’abord son chien pour se déplacer puis bientôt une cigogne qui va l’entraîner dans un voyage autour de la France.
Découverte donc de notre pays, de son histoire, de ses légendes, de son agriculture, son industrie… Bref la France, plutôt je pense du début du XXè siècle, mais j’ai des pages manquantes et donc je ne suis pas certaine mais à priori les deux guerres ne semblent pas citées. Là aussi exotisme car il ne faut pas oublier que dans mon enfance, les déplacements hors de notre région étaient rares. Les automobiles très peu répandues donc ce récit d’une part permettait la découverte de notre pays mais était aussi une somme de connaissances sur l’histoire de France (Vercingétorix, Versailles et les rois, les châteaux de la Loire…). On évoquait même nos colonies.
En somme par la lecture on nous inculquait le patriotisme… Mais moi j’y voyais surtout la possibilité de voyager et de découvrir d’autres lieux.

Danièle

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La Citadelle
A. J. Cronin - Livre de poche, 1976

R CRO







En fait il s'agit plutôt du livre de mon adolescence car l'histoire ne fait pas rêver.
C'est l'histoire d'un jeune médecin auxiliaire de campagne qui est associé à un confrère éminent directeur de clinique. Il a du mal à imposer les méthodes nouvelles qu'il a étudiées, et on ne lui laisse pas les cas les plus intéressants. Il décide donc de poursuivre des études pour devenir médecin donc à égalité avec ses confrères.
Il soigne les mineurs très pauvres, va même jusqu'à les aider. Il constatent que tous souffrent du même mal et il décide d'approfondir ses recherches pour essayer de les guérir.
Ce récit retrace bien l'atmosphère un peu lugubre de l'Angleterre du début du XXè siècle.

Josyane

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Cyrano de Bergerac
Edmond Rostand - Hachette, collection Bibliothèque verte

DR ROS







Le premier souvenir de Cyrano est associé d'abord à un visage et à un nom d'acteur : Daniel Sorano qui joua magnifiquement le personnage à la télévision dans les années 60. Cette pièce de théâtre filmée m'avait alors fascinée. Quelques années plus tard le livre m'a été offert pour des étrennes. Je l'ai dévoré et le dévore encore. Au delà de l'histoire que tout le monde connaît, tout est magnifiquement écrit. Les scènes sont découpées comme des séquences cinématographiques. Tout est là : le décor, les lieux, la lumière, les personnages prennent vie à mesure de la lecture… La langue est belle, les scènes pittoresques, on oublie complètement qu'on lit une pièce de théâtre, ce qui pourrait être déstabilisant quand on le lit jeune.
Des années après mon personnage préféré reste quand même Ragueneau, le cuisinier, poète refoulé, et toutes les scènes (truculentes) de cuisine que je me plais aujourd'hui à lire à voix haute… 

…"A un pâtissier, lui montrant des pains.
Vous avez mal placé la fente de ces miches
Au milieu la césure, -entre les hémistiches !
A un autre, lui montrant un pâté inachevé.
A ce palais de croûte, il faut, vous, mettre un toit...
A un jeune apprenti, qui, assis par terre, embroche des volailles.
Et toi, sur cette broche interminable, toi,
Le modeste poulet et la dinde superbe,
Alterne-les, mon fils, comme le vieux Malherbe
Alternait les grands vers avec les plus petits,
Et fais tourner au feu des strophes de rôtis ! "….


A lire et à relire sans modération ! 

Annick


Autres souvenirs de lectures évoqués : Sans Famille d'Hector Malot (Danièle, Anne-Marie) - La merveilleuse histoire de Furette du Bois noir de Roger Roux et Pierre Probst (Simone) -
Katia de Princesse Bibesco - Treize à la douzaine de Ernestine et Frank Gilbreth – Les quatre  filles du Dr March de Louisa May Alcott,  Winetou de Karl Friedrich May (Jeanine, Danièle, Erika...)…

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